Histoire de Tariana

L’histoire de Tariana est pleine d’intrigues, de troubles, d’effusions de sang et de gloire. Comme chez de nombreuses cultures, leur origine se perd dans la nuit des temps. L’histoire tariane est en réalité un mélange de nombreuses histoires qui proviennent des nombreux clans qui autrefois régnaient sur ces terres. Cette histoire commence avec celle du peuple taran, qui a dominé l’histoire de Tariana jusqu’à une période récente.

On raconte que les premiers Tarans proviennent de la société salanienne, mais ceci est remis en question par de nombreux habitants des terres du Sud. Peut-être les premiers Tarans étaient des penseurs indépendants, bannis de la culture salanienne. Mais quelle que soit leur véritable provenance, ils vivaient dans les terres du Sud et vénéraient Vrol plutôt qu’Adonai. Les Tarans étaient divisés en de nombreux clans, chacun suivant un chef, et revendiquant une terre comme leur héritage légitime.

Un de ces clans, Adokon, vivait sur les rives du Kyronn et construisit une ville nommée Adokon. Bientôt, d’autres clans construisirent eux aussi leurs villes et villages, mais la date de leur construction se perd dans la nuit des temps. Seul le clan Adokon conserve la trace du temps qui passe, quoique de manière très sommaire. Les uns après les autres, les clans gagnèrent en puissance, revendiquant qui une montagne, qui une vallée. Les clans commencèrent à s’affronter pour des questions territoriales, chaque clan désirant être le plus grand des clans tarans. En 2073 GR, le cœur des territoires du Sud s’organisa sous le commandement de Gizzran, chef du clan Adokon, le plus puissant clan de la région.

En 2074 GR, un enfant naquit à Cydyn. Elle s’appelait Narix. Narix était fille de mineur et menait une existence sobre au sein du clan. En 2089, son père mourut dans un accident à la mine, en raison d’un puissant tremblement de terre qui secoua la vallée entière. La mère de Narix était morte des années plus tôt lors d’une guerre entre clans. Orpheline, Narix décida de quitter Cydyn, comprenant qu’elle n’avait aucun avenir ici. Elle fit route vers l’ouest, d’abord à Adokon, puis Hinverril. Elle travailla à Hinverril pendant cinq ans comme infirmière dans un camp de bûcherons, et elle devint experte à sa tâche et apprit à survivre dans la nature. Un jour qu’elle passait par la place de la ville, elle entendit des histoires du Nord et de l’Est sauvages, elle apprit l’existence de la « frontière orientale », « là où personne n’est jamais allé car on s’y fait massacrer par les créatures invoquées par Seres ». L’imagination de Narix s’emballa. Elle rêva d’être la première tarane à passer cette frontière.

Narix placarda des pancartes dans les auberges locales, demandant l’aide de personnes assez courageuses pour faire un voyage à l’Est, parlant de richesses, de célébrité et d’épanouissement spirituel. Narix avait 20 ans, et malgré son rude travail et ses blessures, elle possédait un puissant charisme et une apparence avenante. Elle leva rapidement une compagnie de vingt-quatre hommes et femmes qui considérèrent rapidement Narix comme une prophétesse. Nous étions en 2094.

Le groupe d’aventuriers, baptisé par Narix « la Volonté de Sarith », vit route pendant trois mois, toujours plus à l’est. Leur but était de suivre la mer d’Hinverril jusqu’à en atteindre l’extrémité. Dans le journal de Narix, la seule trace écrite de ce voyage, elle écrit : « Un brouillard très dense recouvre la région. Il souffle un vent léger. Nous continuerons jusqu’à atteindre un endroit convenable où camper. » Puis le groupe arriva en vue d’un paysage qu’aucun taran n’avait jamais vu de ses propres yeux. Un fleuve de roches fondues qui se déversait dans la mer d’Hinverril. Ce jour, on lit dans son journal : « Par les dieux, nous avons constaté l’œuvre de Vrol. Un autre Taran peut-il dire qu’il a déjà vu l’œuvre d’un dieu ? J’en doute. Nous avons été choisis pour être les témoins de cette œuvre divine… Nous avons été choisis pour trouver Vrol ! »

Le jour suivant, la Volonté de Sarith fit route vers la vallée entourée de montagnes, tout en suivant le fleuve de lave. On vit bientôt un gigantesque volcan à travers les nuages. Narix planta le drapeau du clan Hinverril au pied de la montagne. Dans son journal on lit : « Nous avons trouvé Vrol, et l’avons longuement prié. Cette montagne crache du feu, et la neige s’évapore à son contact pour créer un brouillard qui enveloppe la vallée. C’est le plus bel endroit du monde ! Il faudra un jour ériger ici un temple en l’honneur de Vrol. »

En 2097, tandis que Narix et son groupe d’aventuriers s’aventurait dans les monts Vrolinir, un petit groupe de personnes demeura dans le village fortifié baptisé Gloire. Ce petit village de fermiers et de pêcheurs se trouvait sur la côte de la mer d’Hinverril. Gloire était entouré de forêts denses au nord et à l’ouest, que l’on exploitait de temps en temps pour la construction du fort, ou encore le bois de chauffage. Par une chaude journée d’été, un homme arriva chancelant au village. C’était un étranger, sa peau était teintée de vert, et les Tarans eurent peur à sa vue. Une importante blessure lui barrait les côtes, et son bras était visiblement brisé. Plusieurs villageois se précipitèrent à son secours, mais ils ne comprenaient pas sa langue. D’après les blessures, on pensa que ce fut un ours qui l’avait mis dans cet état. Mais les Tarans ne purent empêcher ses blessures de saigner malgré tous leurs efforts, et il mourut sur la place du village. Les villageois construisirent un bûcher pour l’homme à la peau verte sur la côte de la mer d’Hinverril. En brûlant, le cadavre dégagea une odeur de plantes.

On forma un groupe pour chasser l’ours. Le groupe chercha dans les forêts au nord, mais ne trouva jamais l’ours. Par contre, on découvrit un petit campement de cinq ou six hommes à la peau verte. Le groupe de Tarans décida de rentrer à Gloire pour informer le village de la situation. Leur conclusion fut qu’un clan rival avait envahi leurs terres, et qu’il fallait mettre un terme à ces invasions. Les villageois formèrent alors un groupe d’hommes qui partit pour le campement. Le groupe mit le feu à ce campement, tuant quatre hommes à la peau verte et capturant une femme. Ils ramenèrent la femme au village et la tinrent en captivité jusqu’au retour de Narix. Ainsi commença la guerre des Forêts, le conflit entre les Tarans et les Dalmites.

En 2100, on constata une grande présence de Dalmites dans la forêt de Venar. Des clans combattaient les Dalmites, les expulsant de leurs terres, puis les Dalmites revenaient. On décida rapidement qu’il fallait une plus grande force armée pour résoudre ce problème définitivement. Le clan Adokon, le clan Hinverril et le clan Venar s’unirent pour expulser les Dalmites des forêts. Aussitôt découverts, les villages dalmites étaient rasés, mais impossible de faire quitter la forêt au peuple vert. Les troupes poursuivirent les Dalmites jusqu’au nord du Lyth, puis construisirent un certain nombre de forts le long du fleuve pour les garder sous surveillance. A l’est, les Dalmites étaient mieux organisés, et ils envahirent Gloire. Les villageois furent soit envoyés au nord, soit tués pendant la bataille. Gloire fut incendiée. Narix revint de ses explorations dans les montagnes pour découvrir Gloire en ruines. Les corps en décomposition gisaient au sol, et la puanteur était insoutenable. Elle demanda à sa troupe de récupérer tout ce qui pouvait être utile, puis de se préparer à retourner à Hinverril. Dans son journal elle écrivit : « La mort est partout. Je n’aurais pas dû les laisser seuls. Je suis responsable de leur mort. Nous devons retourner à l’ouest et prendre des renforts. Ceux qui ont fait cela connaîtront bientôt Seres. »

La guerre de la Forêt dura vingt ans, jusqu’à ce que les Tarans contrôlent le Laerdal, Yaunri et les monts Vrolnir. D’autres colons étaient allés jusqu’à la côte est et y avaient construit une colonie tarane. Tarana n’était pas vaste, et si les guerres entre clans existaient toujours, c’était un seul et même peuple qui se battait.

On vit les prophéties se répandre sur le continent, et les clans du Sud n’étaient pas immunisés à ces belles paroles. Rapidement, chaque clan posséda son propre prophète qui allait guider le chef du clan dans ses décisions importantes. Les prophètes du clan Adokon étaient très habiles pour suggérer à leur chef de s’étendre, et rapidement ce clan devint le plus important dans le sud du continent. Rapidement, son territoire s’agrandit. Le minerai, l’agriculture et la forêt rendirent le clan très puissant. D’autres clans prirent des mesures drastiques pour renverser cette nouvelle puissance. Et 2127, des centaines de Tarans du clan Boern sautèrent dans le mont Vrol, dans l’espoir que leur sacrifice permettant à leur clan de résister aux attaques des armées d’Adokon. En 2129, le clan Adokon prit possession des terres autrefois contrôlées par le clan Boern.

Les prophètes d’Adokon continuèrent à donner des conseils belliqueux à leur chef, et les frontières du clan continuèrent de s’étendre. La nouvelle du destin tragique des Bahhirans fit dire à un prophète ambitieux, Lorvan, qu’il fallait un sacrifice pour empêcher le Tarans de connaître un destin similaire. Lorvan, qui travailla avait Ornak, fils de Gizzran, parvins à convaincre des centaines de Tarans de sauter dans le cratère du mont Vrol en 2136. Vrol fut satisfait du sacrifice de ces hommes, et les années suivantes furent l’occasion de grandes récoltes pour les Tarans, ainsi que de nombreuses découvertes de gisement de minerai.

Tomaloth, chef du clan Adokon, voulait plus de terres. Pour s’étendre, il savait qu’il lui faudrait entrer en conflit avec le clan Baleth. Bientôt, on entendit des tambours au cœur de Tariana, qui à cette époque ne possédait pas encore de nom. En 2250, Adokon envahit les terres de Baleth. Ainsi commença l’ère de Sang. Adokon conquit Baleth, ainsi que les clans voisins de Korek et Cerikoth. La nouvelle se répandit rapidement à travers les montagnes qu’Adokon était en marche, et de nombreux clans commencèrent à fortifier leurs vallées. A la bataille de Venar, les forces d’Adokon affrontèrent les armées de Venar, mais aussi de Derys et d’Hinverril. La bataille fit rage pendant quatre jours et se solda par la défaite d’Adokon. L’armée restante se retira dans ses terres, poursuivie par les armées des trois clans. Une autre grande bataille eut lieu dans les plaines juste au sud d’Adokon, mais les trois clans ne purent entrer dans la ville. Les champs au sud d’Adokon étaient jonchés de cadavres, et les deux fleuves virent leurs eaux teintées de rouge. Le sol était gorgé de sang. C’était en l’année 2274, et depuis ce jour cet endroit est connu sous le nom de bourbier de Sang.

L’isolation du monde extérieur se poursuivit pendant toute l’ère de Sang. Les clans tarans étaient constamment en guerre les uns contre les autres, mais on ne vit plus aucune bataille de l’importance de celle qui se déroula dans le bourbier de Sang. Les hommes tombaient, les femmes pleuraient, les enfants devenaient orphelins et passaient aux mains des vainqueurs. Ainsi était la vie chez les Tarans. Les villages devenaient des villes, les villes des cités. Adokon devint la plus grande cité du pays, et gagna bientôt le contrôle des terres avoisinantes. En 2471, la guerre des Neuf Rois prédite par les Dalmites impliqua les Tarans. Lramak, le chef du clan Adokon à l’époque, crut que son destin était de contrôler le continent entier. Il lança des attaques victorieuses, et combattit pour renforcer le contrôle d’Adokon sur les terres du sud. Il mena aussi des attaques dans le nord.

C’est le combat contre le nord qui fut la cause du désastre. Par les contacts avec les Dalmites ou les Salans, on ne sait, la peste se répandit dans Tariana. En plus de se combattre les uns les autres, les clans devaient maintenant affronter un ennemi supplémentaire qui tuait lui aussi des hommes, des femmes et des enfants. Ainsi commença l’ère de Malok, l’âge sombre. Nous étions en 2530.

Pendant 170 ans, ce fut une période sombre pour les Tarans. Les luttes entre clans étaient restreintes, car Adokon avait établi sa domination. Les escarmouches se poursuivaient dans le nord. De nombreuses personnes moururent de la peste qui se répandait toujours. En 2700, même les habitants de Kals, dans le sud, virent l’arrivée du fléau. Les médecins tentèrent de nombreuses solutions, mais il s’avéra impossible de contrer cette maladie ni de l’empêcher de se propager de ville en ville.

Au cours de cette époque, quelques clans tarans se frottaient régulièrement aux Drulons, un peuple habitat dans le vaste marécage au nord du Yaunri. Les Tarans ne voulaient pas vivre dans les marécages qu’habitaient les Drulons, et les Drulons ne voulaient pas vivre dans les montagnes des Tarans. Mais les prophéties de part et d’autre, ainsi que la guerre des Neuf Rois, conduisait les populations à s’affronter. On rapporta un jour qu’un miracle avait été découvert chez les Drulons. Peu de Drulons qui avaient rencontré des Tarans étaient malades de la peste. On commença à suspecter que les Drulons possédaient un remède au fléau.

Le clan Tynal, accablé par la peste, rencontra une armée de Drulons sur le champs de bataille, mais avant le début des combats plusieurs hommes des lignes taranes tombèrent, terrassés par le fléau. Le chef du clan Tynal, terrifié de voir ses hommes mourir aussi facilement, leva son épée en l’air à l’attention du commandant drulon, puis la planta au sol. Il tomba à genoux et pleura. Le commandant drulon, voyant ce moment de faiblesse, fut frappé de compassion pour ses ennemis. Voir un homologue respecté tomber ainsi au sol de chagrin émut le Drulon. Comprenant que c’était la maladie qui venait à bout de ses ennemis, il ordonna à ses prêtres et à ses soigneurs d’aller dans l’armée tarane et de leur donner les soins nécessaires contre la peste. Il se baissa, cueillit une plante et demanda au général taran de la manger. Il vit la maladie reculer à vue d’œil. Rapidement, le remède se répandit dans le pays entier. La paix avec les Drulons était désormais atteinte, et la ville de Tynal devint un centre de commerce majeur entre les deux cultures. Nous étions en 2700 GR.

Lentement, les autres clans comprirent que les prophètes se jouaient d’eux. La richesse des clans avait été dilapidée en guerres pour la plupart infructueuses. Zorbal, le chef du clan Cydyn, prit une décision importante. En 2773, il eut vent du massacre d’un grand nombre de prophètes dans les pays lointains en raison de leurs fausses paroles. Zorbal utilisa ses propres prophètes pour prédire que Cydyn allait prendre possession des terres près de Kyronn. Une bande de guerriers de Cydyn fut rassemblée selon les paroles des prophètes et fit passer la ville sous le contrôle d’Adokon. En apprenant que Zorbal avait utilisé ses prophètes pour lancer son attaque, Pakrov élimina immédiatement les prophètes habitant dans les terres de Kyronn. D’autres chefs de clan suivirent l’exemple de Pakrov. Entre 2773 et 2779, la plupart des prophètes des terres du Sud trouvèrent la mort.

Dans l’est de Tarana, un temple fut construit au sommet du mont Vrol, le volcan découvert par Narix, l’exploratrice légendaire. La ville de Narix fut créée sur la côte de la mer de Vrol, anciennement mer d’Hinverril. Un monument fut construit à l’emplacement de Gloire, commémorant les courageux villageois qui y vécurent. Au pied du mont Vrol fut construit un monument à la gloire des découvertes de Narix, autour du drapeau qu’elle planta dans le sol. Tarana connut trois siècles de prospérité, même si les clans s’affrontaient toujours de temps à autre. Les clans envoyèrent des forces dans les terres de Sang, et entrèrent en contact avec les Salaniens en 3004 GR. Ils les combattirent tout d’abord, puis ils comprirent que leurs adversaires étaient mieux équipés qu’eux et choisirent une voie plus pacifique : le commerce.

La tragédie de Dynris, et 3154 GR, marque le moment où les relations entre Sala et les Tarans se dégradèrent et devinrent incontrôlables. Une délégation tarane composée de membres importants de chaque clan visita Dynris, un port important de l’est des terres de Sang. Leur but était d’établie une présence tarane dans ce port, afin de commercer avec Sala. Au cours de leur séjour, un groupe de Dalmites rencontra cette délégation, qui riposta avec violence. Un combat de rue s’ensuivit, et il y eut des blessés dans les deux camps. Un contingent de gardes salaniens se joignit à la rixe, qui dégénéra encore plus avant. Le diplomate taran Comak, membre vénérable et respecté du clan Nyxym, fut frappé à mort par un garde salanien. Fous de rage, les autres membres de la délégation attaquèrent les gardes salaniens. A la fin du combat, cinq Salaniens et huit Tarans avaient trouvé la mort, ainsi que dix Dalmites. Deux membres de la délégation tarane parvinrent à s’enfuir et retournèrent au sud, où ils expliquèrent l’histoire de la tragédie de Dynris. Les relations se dégradèrent, et les Tarans instituèrent un bannissement de tout Salanien dans Tarana.

A Adokon apparut un prophète du nom de Rahkzan. Disant qu’il était le fils mortel de Vrol, il prêcha le mécontentement de Vrol envers Sala et demanda aux Tarans de s’unir sous une seule et même bannière, celle des Elus, qu’il baptisa les Tarians. Nous étions en 3195 GR. Il donna à la terre le nom de son peuple, Tariana, et prêcha la destruction des Salaniens et des Dalmites. Les chefs de clan furent convaincus par les talents d’orateur passionné de Rahkzan, et la majorité des habitants adoptèrent la nouvelle appellation. Seule une petite partie décida de ne pas suivre Rahkzan et s’enfuit dans les montagnes, décidant de vivre leur propre existence loin du tumulte et de la ferveur des Tarians hypnotisés.

En 3197 GR, Rahkzan organisa les armées en prenant des membres de chaque clan, et les mena vers le nord pour attaquer Salandorf. Rahkzan était animé par la colère ; les clans allèrent à la bataille commandés par leurs chefs, convaincus que Rahkzan était un vrai prophète qui allait conduire le peuple du Sud à la gloire. Mais ce furent les Salaniens qui remportèrent les batailles, et qui repoussèrent les forces tarianes. Dans la bataille des Champs Pourpres, les deux camps perdirent des milliers de soldats, et les Tarians furent contraints de se replier au sud.

Aujourd’hui, les relations demeurent tendues entre le nord et le sud. Les Tarians cherchent maintenant à retrouver leur force et leur prospérité.

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